« Rabbi, il est bon que nous soyons ici ! Dressons donc trois tentes : une pour toi, une pour Facebook, et une pour Instagram. »

« Rabbi, il est bon que nous soyons ici ! Dressons donc trois tentes : une pour toi, une pour Facebook, et une pour Instagram. »

Bon, je sais… je vous avais promis une apologie de mon départ Facebook. Une apologie étant trop personnelle et trop de l’ordre de la justification, je me propose plutôt une réflexion avec vous.

En effet, mon départ de Facebook en a fait réagir plus qu’un! Plusieurs m’ont écrit des messages personnels contestant ma décision et se demandant si je n’étais pas devenu fou… C’est certain que nous avons tous et toutes un peu de folie en nous! Allez… avouez donc! Mais bon… ne me permettez pas de m’écarter du sujet! Revenons à nos lapins!

Mon départ de Facebook est en fait le fruit d’une réflexion qui m’a été partagée et que je voudrais vous partager ici même. En fait, le problème n’est pas seulement Facebook, le problème n’est même pas Facebook, le problème est l’utilisation des différents médias sociaux qui finissent par monopoliser nos vies.

Posez-vous la question : votre iPad, ordi ou téléphone intelligent est-il la dernière chose que vous consultez avant de vous coucher? Est-il la première chose que vous consultez à votre réveil? Avez-vous déjà pensé mesurer le temps que vous passez sur ces derniers? Je n’assume rien et n’accuse personne, mais ce que je vois ce sont de nombreuses personnes qui, bien qu’elles ne l’admettront jamais, sont totalement accros à leurs téléphones ou appareils…

Cela devient nécessairement un problème lorsque le temps passé sur nos appareils nous coupe de notre temps d’exercice quotidien, du temps avec notre famille, du moment présent… Quand j’entends parler d’accidents de plus en plus fréquents, de gens qui traversaient des chemins de fer ou des routes en fixant l’écran de leur téléphone… je me demande comment nous en sommes arrivés là.

Mais le plus troublant, ou du moins le plus préoccupant, réside dans le fait que les différents médias sociaux deviennent souvent des moyens de partager tout simplement avec le monde la banalité de notre quotidien et chercher à voir ce que font les voisins! Le malheur ne commence-t-il pas là? C’est-à-dire à l’endroit même où je commence à comparer ma vie avec celle des autres? Le fameux dicton est toujours d’actualité : le gazon est toujours plus vert chez le voisin. Il reste que les médias sociaux peuvent être des instruments hors pair pour annoncer la Bonne Nouvelle, pour partager des astuces, pour faire connaitre des nouvelles importantes, mais ces derniers partages obtiennent souvent moins de « likes » et de « partages » que mon chien qui se heurte au divan en voulant sauter dessus.

Suis-je en train de vous dire de quitter Facebook? Non, j’y retournerai probablement bientôt avec une sélection plus ciblée de mes « amis ». Suis-je en train de vous dire que les médias sociaux sont mauvais? Non plus!

J’aimerais simplement que mon texte soit une exhortation à plus! Une exhortation à mettre de côté nos appareils pour regarder la réalité et vivre réellement et profondément chaque instant! Cessons de vivre derrière un écran avec le seul souci des « likes » et des « partages »… soyons des êtres capables d’intensité au quotidien!

J’ai commencé avec une phrase, c’est celle de L’Évangile d’aujourd’hui! Les apôtres n’étaient pas préoccupés à partager leur aventure sur Facebook ou sur Instagram; ils étaient enracinés dans le moment et voulaient qu’il se perpétue. Ils n’avaient pas le désir de courir en bas de la montage du style : « Yo tout le monde, c’est malade là-haut, vite venez voir! » Ils étaient plutôt profondément ancrés dans l’amour de Dieu… là, maintenant, à tout jamais!

À propos de l'auteur

Nick